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 Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?

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Avril
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MessageSujet: Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?   Jeu 3 Nov - 13:20

Dernières infos(source AOL):
PARIS, 3 novembre (AFP) - La Seine-Saint-Denis a connu mercredi une septième nuit de violences, particulièrement marquantes à Aulnay-sous-Bois où des jeunes gens ont "saccagé" un poste de police fermé selon la préfecture, et à La Courneuve où des CRS ont essuyé "deux tirs à balles réelles".

Les violences semblaient se calmer vers 03H00 du matin dans ce département, où 15 personnes ont été interpellées et plus d'une centaine de véhicules ont brûlé, selon la police nationale.

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy s'est rendu dans la nuit à Bobigny et y a tenu une "réunion de travail" avec des policiers, a constaté un journaliste de l'AFP. M. Sarkozy y a notamment appris que les CRS avaient essuyé "deux tirs à balle réelle, qui n'avaient atteint personne, à La Courneuve", a-t-on précisé à l'AFP.

Le nord d'Aulnay-sous-Bois a fait l'objet des violences les plus spectaculaires: des jeunes gens ont fait une incursion dans le poste de police du Gallion, toujours fermé la nuit, rue Edgar Degas, près de la cité des 3 000, selon la préfecture. Ce poste "a été saccagé par des voyous", a déclaré une source policière. Il avait fait l'objet d'une tentative d'incendie en début de soirée, de même source.

Dans ce même quartier, peu avant 23H30, trois journalistes de France 2 ont abandonné leur voiture quand des dizaines de jeunes encagoulés ont surgi en les menaçant, près du carrefour de l'Europe, selon leur témoignage recueilli sur place par l'AFP.

Peu après, leur voiture brûlait, carcasse retournée, au milieu de la rue Jacques Duclos, où quelques dizaines de jeunes gens défiaient les CRS qui leur faisaient face, à dix mètres, selon l'AFP sur place.

Au même endroit, une concession automobile Renault était en flammes, mobilisant un très grand nombre de pompiers pendant plusieurs heures. Tout près de là, deux classes d'une école primaire d'Aulnay avaient aussi été incendiées, selon des sources concordantes.

Un gymnase a été incendié au Blanc-Mesnil, commune limitrophe d'Aulnay-sous-Bois, ont indiqué mercredi soir les pompiers de Paris qui ont dit avoir reçu "plusieurs centaines d'appels" pour des incendies de voitures et de poubelles.

Un pompier a été brûlé au deuxième degré au visage par un cocktail Molotov lancé dans un véhicule et deux autres légèrement blessés. Plusieurs engins des pompiers ont été endommagés par des tirs de projectiles.

Selon un compte de la préfecture arrêté à 22h45, une quarantaine de véhicules avaient été incendiés à Bobigny, Bondy, Aulnay-sous-Bois, Le Bourget, Villepinte, Le Blanc-Mesnil, La Courneuve, Clichy-sous-Bois et Sevran, ainsi que deux bus dans des lieux non précisés.

La préfecture a annoncé qu'elle communiquerait un nouveau bilan global lors d'un point presse du préfet, Jean-François Cordet, jeudi matin.

Elle avait fait état en début de soirée de "caillassages et prises à partie des forces de police" au Blanc-Mesnil, à La Courneuve, Clichy-sous-Bois, Tremblay-en-France, Livry-Gargan et Sevran.

Dans les Hauts-de-Seine, trois personnes ont été interpellées. Des dizaines de véhicules y avaient été incendiés et deux cocktails Molotov lancés sur un commissariat d'Antony, selon des sources policières.

En Seine-et-Marne, dix feux de véhicules étaient signalés. Six véhicules avaient brûlé dans le Val d'Oise. Dans les Yvelines, la situation était calme à 23H00.

La préfecture de Seine-Saint-Denis, Bobigny, a été le théâtre de violences inhabituelles en fin d'après-midi. Une partie du centre commercial Bobigny 2 a été vandalisée par une quarantaine de personnes encagoulées, vers 18h30, et une voiture incendiée devant la préfecture située à 200 mètres.

En revanche, les quartiers à la limite de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, "berceau" des émeutes il y a près d'une semaine, ont connu peu de troubles, selon l'AFP qui a vu brûler une voiture et quelques poubelles dans le quartier Anatole France. Les policiers et CRS présents en force dans ce quartier les jours précédents n'étaient pas aussi visibles.

Le maire de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain (PS), avait annoncé plus tôt que "le dispositif, cette nuit, serait adapté et nettement moins provocant".

Le chef de l'Etat, Jacques Chirac, est intervenu mercredi pour réclamer solennellement l'apaisement des "esprits" face à la propagation des violences urbaines.

Des peines de un et trois mois de prison ferme ont été prononcées mercredi soir à Bobigny contre deux des six jeunes adultes qui comparaissaient pour des violences commises lundi à Clichy-sous-Bois.

Les violences urbaines avaient débuté à Clichy, jeudi dernier, après la mort accidentelle de deux mineurs qui s'étaient réfugiés dans un transformateur EDF croyant être poursuivis par la police, à tort selon les autorités.

Qu'en pensez vous et que faut-il faire, et d'après vous quelles sont les causes de cette situation catastrophique?


Dernière édition par le Jeu 3 Nov - 13:34, édité 1 fois
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Avril
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MessageSujet: Re: Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?   Jeu 3 Nov - 13:26

La situation vu sous différents angle:

Vu par le FN:
SEINE-SAINT-DENIS : VERS LA GUERRE CIVILE ?

(communiqué de Presse de Bruno Gollnisch)

Les évènements de Seine-Saint Denis ne sont pas une surprise pour le Front National qui a tout tenté durant des années pour en prévenir nos compatriotes.

Mais la langue de bois officielle est moralement encore plus révoltante que les actes de violence.

Elle appelle quelques mises au point et notamment :

- Le fait de fuir la police, d’escalader deux murs, et de se réfugier dans un transformateur haute tension est une lourde faute et une tragique imprudence dont la responsabilité incombe à leurs seuls auteurs, et, s’ils sont mineurs, à leurs parents.

- Les émeutes anti-françaises sont des actes barbares traduisant l’inassimilation des vandales à notre société, quelle que soit par ailleurs leur nationalité de papier.

- La prétendue « médiation des grands frères » salués au cri de « Allah Akbar » n’est qu’un aspect parmi d’autres de la capitulation des autorités légitimes.

- Les incendies volontaires sont des crimes passibles de la Cour d’Assises.

- Les propos de M. Sarkozy du type « nettoyer les banlieues au Karcher » ou « les débarrasser de la racaille » ne sont que des rodomontades, puisqu’il a lui-même abrogé l’expulsion des délinquants et criminels étrangers résidents, sous prétexte de suppression de la « double peine ».

- Toute la classe politique au pouvoir, PS-PC aussi bien qu’UMP-UDF, est solidairement responsable du calvaire de nos compatriotes dans des centaines d’enclaves livrées à la violence ouverte ou larvée. C’est un crime contre la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat. Les responsables sont à l’Elysée, dans les ministères, et au Palais Bourbon. Ce sont eux qu’il faut d’abord chasser des fonctions qu’ils occupent.

Vu par un journal de gauche:

Une colère profonde, durable. C'est le constat commun des intervenants de la banlieue quand on les interroge sur les risques de contagion à d'autres cités des incidents qui, depuis le 27 octobre au soir, embrasent Clichy-sous-Bois. Depuis vendredi, les feux de poubelles et de voitures se sont étendus à d'autres villes de Seine-Saint-Denis : Montfermeil, voisine de Clichy, d'abord, puis Aulnay-sous-Bois, Bondy, Neuilly-sur-Marne, Sevran et Tremblay-en-France. Dans la nuit de mardi à mercredi, les incidents ont gagné le Val-d'Oise (Goussainville, Argenteuil, Villiers-le-Bel) et les Yvelines (Mantes-la-Jolie). Hier soir, une quarantaine de personnes cagoulées ont tenté de s'en prendre au centre commercial Bobigny-2 (Seine-Saint-Denis) avant d'être dispersées par la police. Au total, selon un bilan de la préfecture de Seine-Saint-Denis (effectué à 22 h 45), neuf communes du département étaient touchées, 40 véhicules incendiés, et un poste de police à Aulnay, désert la nuit, investi par des jeunes puis repris par les forces de l'ordre.

Faut-il pour autant craindre une extension des violences ? Un responsable policier qui scrute au plus près la banlieue nord de Paris en écartait, hier, l'éventualité: «On ne croit pas à une concertation généralisée entre les quartiers. Il y a trop de conflits entre les bandes des cités. On est plus dans une réaction commune aux discours de Nicolas Sarkozy. Une forme d'émulation s'est installée parmi les jeunes pour faire les bravaches après s'être fait traiter de "racaille".» Le sociologue Eric Marlière, qui a écrit sa thèse de doctorat (1) sur la cité où il a grandi, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), ne parle pas de contagion mais de «sentiment de destin commun, dans lequel les jeunes peuvent se retrouver. Qu'ils soient bac + 5 au chômage ou en échec scolaire, ils éprouvent un profond sentiment d'injustice. Et l'amertume est peut-être encore plus forte pour ceux qui ont fait l'effort de faire des études».

Contentieux. Ce diagnostic d'une crise profonde, dont le fait divers de Clichy-sous-Bois aurait été seulement le déclencheur, est partagé par Hugues Lagrange, membre de l'Observatoire sociologique du changement de Mantes-la-Jolie : «Quel que soit le résultat de l'enquête sur les deux jeunes électrocutés, la dynamique des affrontements révèle le lourd contentieux avec la police.» Pour lui, la déshérence économique explique «que la rumeur puisse prendre en si peu de temps et se déplacer de ville en ville. Le traitement du chômage est en panne, les missions locales ne savent plus ce qu'elles doivent faire, les jeunes au pied des tours ne savent plus à qui s'adresser...» André Decroix, président de l'association Europe-Afrique, implantée dans le quartier des Pyramides à Evry (Essonne), estime lui aussi que ces violences «sont des signaux d'alarme sur le climat général dans les banlieues, qui est antérieur à ce qui s'est passé à Clichy-sous-Bois».

Solidaires. A Aulnay, la tension a commencé à monter dimanche. Des voitures ont été incendiées. Mardi soir, l'émeute. «J'habite le quartier depuis une dizaine d'années, raconte Aissa Diawara, 34 ans, directrice de l'association de femmes Relais, à la Cité des 3 000. Cette violence m'a surprise, même si on peut comprendre que les jeunes se sentent solidaires de ce qui s'est passé à Clichy. Ici, ils ont l'impression d'être systématiquement contrôlés, sans raison. Même mon fils m'a dit récemment que s'il voyait un contrôle de police en rentrant du sport, il partirait en courant.» Nazim, 26 ans, est travailleur social à La Courneuve: «Le 93 cumule les difficultés : 80 % de la population la plus pauvre y habitent, le pourcentage de logements sociaux est un des plus élevés en France. On ne peut pas s'étonner de la diffusion de la violence.»

Pour Georges Mothron, député-maire (UMP) d'Argenteuil, ville où la visite de Sarkozy avait fait monter la tension le 25 octobre, la situation est nouvelle : «Pour la première fois, j'ai eu des emmerdes personnelles. Ma voiture a été incendiée et mon domicile visité. Du jamais vu ! Je suis né à Argenteuil et j'ai toujours pu me balader partout, à n'importe quelle heure, mais là, on a franchi un cran. Cela dit, il ne suffit pas d'agiter le bâton sans la carotte. Il faut faire du préventif et ne pas faire l'amalgame entre la petite minorité agissante et la grande majorité des jeunes qui tentent de s'en sortir. Ce sont ces amalgames que j'ai regrettés après la visite de Sarkozy.»

Prétexte. Les violences en Ile-de-France peuvent-elles gagner d'autres régions ? De source officielle, Strasbourg est calme, mais un policier précise «qu'il suffit d'un prétexte, qu'un policier regarde un jeune de travers pour mettre le feu aux poudres». A Hautepierre, quartier sensible, Khaled confirme : «C'est calme, mais seulement parce que c'est le ramadan, explique cet homme de 25 ans, sans emploi. Après les propos [de Sarkozy, ndlr], il y en a qui sont susceptibles de s'énerver. C'est honteux de la part d'un Premier ministre [sic] de traiter les jeunes de racaille. On est des Français comme les autres. On paie des impôts et on galère pour trouver du travail. Ce qu'il a dit, j'appelle ça de l'abus de pouvoir. Ce mec, c'est un amplificateur de violences.» «Quand Sarkozy traite les jeunes de racaille, ça ne nous étonne pas», dit Maya Boukari, de l'association Prosper'IT, créée après la mort d'un jeune de 17 ans originaire de Hautepierre, qui s'était noyé en tentant d'échapper à la police après un cambriolage en 2002. Un décès qui avait provoqué plusieurs nuits de violences et la visite du ministre de l'Intérieur. «Il avait déjà traité les jeunes de voyous, sans chercher à comprendre ce qui se passait, se souvient-elle. Sarkozy stigmatise plutôt que d'essayer de résoudre les problèmes.»

Etat de guerre. Avec une étonnante discrétion, Vaulx-en-Velin vient de vivre six jours d'échauffourées, juste avant l'embrasement de Clichy-sous-Bois. Le 16 octobre, deux adolescents circulaient sur un scooter volé. Une voiture de la brigade anticriminalité arrivait en face. Selon la version policière, le conducteur du scooter a tenté de leur échapper et heurté des véhicules en stationnement. Mais selon Nabil (18 ans), conducteur du scooter, interrogé par l'hebdomadaire Tribune de Lyon, les policiers ont volontairement «pare-choqué» le deux-roues. Dans le quartier, la rumeur a donné Nabil pour mort (il s'en est tiré avec une cheville brisée). Les incidents ont duré six jours. «Pas des émeutes», précise un chef d'établissement scolaire qui a passé plusieurs soirées avec un collègue au Mas du Taureau, où ils ont observé «un état de guerre du côté des forces de l'ordre, peu efficaces et qui ne connaissaient visiblement pas le quartier».

Et demain ? Amar Henni, responsable au centre de formation Essonne (qui forme des travailleurs sociaux), en est convaincu : «Un jour, il y aura un embrasement général. Quand le ras-le-bol aura intégré d'autres générations que les jeunes. Aujourd'hui, même les gens qui travaillent en banlieue sont précaires et vivent l'exclusion. Pour l'instant, les parents ont peur pour leurs gamins quand ils se mesurent à la police. Mais demain, ils descendront dans la rue, c'est une évidence.»


Vu par un journal de droite:

Chirac, Villepin, Sarkozy sur le front des banlieues SIX JOURS APRÈS les premières nuits de violence en Seine-Saint-Denis, Jacques Chirac est intervenu hier en Conseil des ministres pour réclamer que «les esprits s'apaisent». Dans l'après-midi, Dominique de Villepin a réuni six ministres à Matignon avant d'annoncer, lors de la séance de questions d'actualité, un «plan d'action avant la fin du mois de novembre» en faveur des banlieues difficiles.

Claire Bommelaer et Charles Jaigu
[03 novembre 2005]

APRÈS SIX NUITS consécutives de violences en Seine-Saint-Denis, Dominique de Villepin a décrété, hier, la mobilisation de tout son gouvernement. Le premier ministre, qui s'était résolu la veille à reprendre en main le dossier, s'est fixé comme «priorité de rétablir sans délai l'ordre public» dans la banlieue parisienne. Au cours du Conseil des ministres, le président Jacques Chirac a prôné fermeté et conciliation. Récit d'une journée.

8 h 20 : Qui est en charge de la sécurité ?


Sur Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach attaque bille en tête : «Qui est le responsable de la politique de sécurité en France ?» Nicolas Sarkozy accuse le coup. Après un long silence, il élude : «Je ne comprends pas le sens de votre question.» Au cours de l'entretien, il persiste sur l'emploi du terme «racaille». «Je ne vois d'ailleurs pas ce que le terme peut avoir de vulgaire ou de violent [...]. Je parle avec les mots que comprennent les Français», dit-il.

10 heures : Chirac appelle à l'apaisement


En Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy fait le point sur la situation. «Il l'a fait de manière équilibrée, à la vérité, très peu polémique», témoigne un ministre. Jacques Chirac fait une déclaration solennelle dans laquelle il estime que «les esprits doivent s'apaiser» et que la loi doit s'appliquer «fermement, dans un esprit de dialogue et de respect» (lire ci-dessous).

Midi : Atmosphère lourde


Les ministres sortent très rapidement de la salle du Conseil. La consigne est claire : aucun commentaire. Azouz Begag est tout de même assailli par les journalistes. Visage fermé, il tente de se frayer un chemin. L'atmosphère est un peu lourde. En privé, certains ministres croisent les doigts pour que la fin du ramadan, ce soir, ne soit pas l'occasion d'une nouvelle flambée : «Cela va être un test», estime l'un d'entre eux.

12 h 15 : Villepin sort de ses gonds


Dominique de Villepin se rend à la réunion du groupe UMP à l'Assemblée. Il rappelle aux députés le «devoir d'équilibre entre autorité et justice». Philippe Briand (Indre-et-Loire), fidèle de Chirac, l'interrompt en réclamant «plus de solutions concrètes». Le premier ministre sort alors de ses gonds : «Vous déclamez, vous ne faites que cela. Mais qu'avez-vous à proposer ?» Les députés sont abasourdis. Certains sont sur le point de quitter la salle. «Nicolas Sarkozy, qui était sombre jusque-là, a su qu'il reprenait la main», affirme un député.

13 h 30 : Le premier ministre annule son voyage au Canada


Les ministres «concernés par la mise en oeuvre des actions dans les zones urbaines sensibles» sont convoqués en urgence à Matignon. Nicolas Sarkozy (Intérieur), Michèle Alliot-Marie (Défense), Jean-Louis Borloo (Cohésion sociale), Pascal Clément (Justice), Azouz Begag (Promotion de l'égalité des chances), François Baroin (Outre-Mer), Catherine Vautrin (Cohésion sociale et Parité) et Brice Hortefeux (Collectivités territoriales) s'enferment. Villepin veut montrer que les «banlieues ne sont pas qu'une affaire de sécurité». Il lui faut mettre fin à la joute publique entre Azouz Begag et Nicolas Sarkozy, et donner des preuves d'une «action frontale» du gouvernement.


En sortant, il pleut et personne n'a envie d'en rajouter. Dans les étages, les conseillers du premier ministre préparent les questions au gouvernement, avec un objectif : faire passer la double notion de «fermeté et de justice». Décision est prise d'annuler totalement le déplacement du premier ministre au Canada. Les dirigeants canadiens «ont très bien compris» les raisons de ce contretemps, affirme son entourage.

15 heures : Sarkozy n'a pas la parole


Le premier ministre se rend à l'Assemblée nationale pour les questions au gouvernement. L'ambiance est houleuse dans les rangs de l'opposition. Dominique de Villepin assure qu'il fera «revenir l'ordre public. Rien ne justifie de telles violences», lance-t-il. Il annonce également un «plan d'action avant la fin du mois de novembre» en faveur des banlieues difficiles.

Alors qu'il laisse Jean-Louis Borloo répondre à une question sur le logement, il ne demande pas à Nicolas Sarkozy de répondre à la question du groupe socialiste sur la disparition de la police de proximité. Mais il rendra hommage à son ministre de l'Intérieur, estimant que ce dernier avait «pris les mesures nécessaires». «Je peux compter sur lui», assure-t-il, tentant de prouver qu'au sein du gouvernement aussi, l'apaisement était à l'ordre du jour.
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Avril
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MessageSujet: Re: Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?   Jeu 3 Nov - 13:32

Vu de l'étranger:

Le premier ministre français, Dominique de Villepin, a reporté sa visite officielle de trois jours au Canada, en raison des violences qui secouent les banlieues de Paris.

M. de Villepin devait rencontrer son homologue Paul Martin pour parler de coopération internationale et de la Francophonie.

Il devait aussi s'entretenir avec la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, avant de se rendre au Québec.

Toutefois, l'étendue des émeutes dans le département de la Seine-Saint-Denis l'a incité à reporter son séjour. « La priorité est de rétablir l'ordre public et de le rétablir sans délai », a-t-il estimé devant l'Assemblée nationale.

« Il n'y a qu'un territoire national sur lequel les lois de la République s'appliquent, il n'y a que des Français égaux en droits qui aspirent tous à la sécurité et à la justice, a-t-il dit. Les violences dans les quartiers sont un défi pour nous tous. »


La violence se poursuit

Les affrontements entre les bandes de jeunes et les forces de l'ordre ont repris, mercredi soir, dans six communes de la banlieue parisienne, secouée depuis une semaine par les violences.

Des jets de pierre contre les forces de la police ont été signalés dans la banlieue nord et nord-est de Paris. Les autorités font aussi état d'une quarantaine de voitures et de deux autobus incendiés.

En fin de journée, une quarantaine de personnes ont vandalisé un centre commercial de la préfecture de Seine-Saint-Denis. Les autorités ont également déploré l'attaque d'un poste de police, l'incendie d'un garage et d'un gymnase.

De Villepin appuie Sarkozy

Dominique de Villepin a déclaré pouvoir compter sur le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, dont la méthode dans les quartiers sensibles et les déclarations des derniers jours ont été fortement contestées.

Au début des violences, M. Sarkozy, a promis de se « débarrasser » de cette « bande de racaille », prônant la tolérance zéro dans les banlieues.

Mardi, M. Sarkozy a tenté de nuancer ses propos en reconnaissant que les résidents des banlieues rencontraient des problèmes sérieux.
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MessageSujet: Re: Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?   Jeu 3 Nov - 17:38

tout ceci est fort interessant, mais il manque à mon sens le point de vu des centristes .. lollll

bon treve de plaisanterie, moi je trouve que la violence ca commence à bien faire hein !! ca sert à rien !!!
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bernardo



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MessageSujet: Re: Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?   Jeu 3 Nov - 17:49

La guerre c'est plouc !
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Avril
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MessageSujet: Re: Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?   Sam 5 Nov - 11:25

Dernières info:

Vendredi, le gouvernement français a multiplié les consultations pour tenter de trouver une issue aux violences urbaines dans les banlieues pauvres autour de Paris et en province.

Les émeutes ont repris avec encore plus d'ampleur dans la nuit, la neuvième consécutive, avec l'incendie de 897 véhicules et l'arrestation de 253 personnes.

Les violences se déroulent dans les banlieues pauvres du pays où des jeunes Français d'origine immigrée du Maghreb ou d'Afrique, notamment ceux de confession musulmane, se sentent exclus de la société française.

Bilan de la nuit

Samedi matin, les forces de l'ordre françaises ont comptabilisé 897 véhicules détruits, dont 656 en région parisienne, contre 519 la veille dans cette zone.

Aucun affrontement n'a en revanche été relevé, ce qui confirme la stratégie d'évitement de la confrontation avec les forces de l'ordre adoptée depuis la nuit précédente par les jeunes des banlieues.

La veille, plus de 500 véhicules, dont 77 en province, avaient été incendiés. Depuis le début des émeutes le 27 octobre, plus de 1'500 véhicules ont été brûlés dans la région parisienne.

Les forces de l'ordre ont procédé à beaucoup plus d'interpellations. "C'est le résultat d'une action policière qui porte ses fruits", selon le directeur général de la police nationale, Michel Gaudin.

Comme les nuits précédentes, des institutions publiques (établissements scolaires, mairies, commissariats, camions de pompiers) et des intérêts privés (commerces, entrepôts,...) ont été pris pour cibles.

Le trafic d'une ligne de train de banlieue reliant la capitale à l'aéroport international Charles-de-Gaulle était fortement perturbé vendredi, des conducteurs ayant arrêté le travail, craignant pour leur sécurité.

Terrorisme urbain

Un responsable syndical policier, Bruno Beschizza, a dénoncé une "nouvelle forme de terrorisme urbain" d'une "minorité de caïds ayant un intérêt financier ou idéologique" dans les cités.

"Des islamistes radicaux" ont "entraîné et manipulé des jeunes" au début des violences qui ont éclaté après le décès dans des circonstances floues de deux mineurs à Clichy-sous-Bois, a affirmé ce policier.

Un autre responsable policier a cependant assuré qu'il n'y avait pas de "main invisible islamiste" derrière ces violences.

Habitants exaspérés

Des habitants des banlieues touchées se disaient, eux, exaspérés par cette guérilla, surtout ceux qui ont vu leurs locaux de travail incendiés.

"Le problème, c'est qu'ils touchent des gens qui sont comme eux. Qu'ils aillent cramer là où il y a de l'argent", lance Caroline Bourré, qui habite un quartier pauvre.


Source: TSR
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Avril
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MessageSujet: Re: Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?   Dim 6 Nov - 11:52

Actualité aujourd'hui:
Les violences urbaines en France se sont aggravées dans la nuit de samedi à dimanche, tant en banlieue parisienne qu'en province, avec une total provisoire de 918 véhicules incendiés et 193 interpellations enregistré à 04H30 (03H30 GMT), soit le bilan le plus lourd depuis le début des émeutes dans les banlieues il y a 10 jours, selon la police nationale.
Malgré des appels au calme lancés samedi, les dégradations de véhicules ont été plus importantes que la nuit précédente (918 contre 897), mais les interpellations sont moins nombreuses (193 contre 253).

Pour la première fois, une dizaine de voitures ont été brûlées dans deux quartiers au coeur de la capitale, selon les pompiers. La nuit a également été marquée par des affrontements violents à Evreux (ouest), où un centre commercial a été gravement endommagé et où de jeunes manifestants cagoulés, certains armés de battes de base-ball, se sont heurtés aux policiers, selon des témoignages recueillis sur place par un correspondant de l'AFP. Selon ces témoignages, les affrontements auraient fait des blessés de part et d'autre.

Ces violences sont les plus graves de ces dernières années en raison de leur durée et de l'ampleur des destructions. Le gouvernement semblait impuissant à enrayer la crise, alors que les jeunes fauteurs de troubles, pour beaucoup d'origine immigrée, ont ignoré les appels au "dialogue" et continué à défier la police, attaquant et incendiant plusieurs bâtiments publics, entrepôts, commerces et véhicules et même des écoles.

Un restaurant McDonald's de Corbeil-Essonnes (sud) a également été détruit à 70% par une voiture bélier, dont le ou les occupants ont mis le feu aux locaux. Aux Mureaux (banlieue ouest), une trentaine de jeunes, juchés sur deux tours, ont lancé des projectiles -- roues de vélos, des chariots de supermarchés -- sur les forces de l'ordre. Les incendies de voitures, poubelles ou conteneurs ont aussi eu lieu dans plusieurs villes de l'ouest de la France, notamment Nantes, Rennes et Rouen, dans le Nord, ainsi qu'à Toulouse (sud-ouest) et à Lyon (centre-est).

Dans la banlieue parisienne, en plus des effectifs locaux habituels, 2.300 policiers ont été mobilisés en renfort, comme la nuit précédente, et sept hélicoptères munis de puissants projecteurs et de caméras vidéo assuraient la surveillance des banlieues. Les troubles avaient été déclenchés le 27 octobre par la mort accidentelle de deux adolescents d'origine immigrée près de Paris qui se croyaient poursuivis par la police, à tort selon les autorités. Les violences touchent les banlieues déshéritées, où le chômage, la pauvreté, l'échec scolaire et le sentiment d'exclusion de la société de jeunes Français, originaires pour beaucoup d'Afrique, et notamment du Maghreb, créent un cocktail explosif.

Une réunion de crise a regroupé samedi une partie du gouvernement alors que le Parti socialiste a estimé que les violences atteignaient "des proportions gravissimes". "Le gouvernement est unanime sur la fermeté", a assuré M. Sarkozy. L'entourage du président Jacques Chirac a assuré que le chef de l'Etat s'exprimerait "le moment venu, s'il l'estime nécessaire". M. Chirac a reçu une offre d'"aide" de la part du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, selon l'agence officielle libyenne Jana.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a multiplié les consultations samedi pour tenter de trouver un moyen de ramener le calme. Il a reçu le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, le plus haut représentant de l'islam en France qui a réclamé des "paroles de paix" dans une allusion aux propos de M. Sarkozy sur la "racaille" des banlieues. Le Premier ministre a déjà annoncé un nouveau plan pour les banlieues, décision accueillie avec un certain scepticisme.

Ces émeutes sont un avertissement pour l'Europe que l'intégration nécessite une solution politique, a estimé dimanche dans l'Observer le président de la Commission britannique pour l'égalité des races (CRE), Trevor Phillips. "Nos voisins français sont en train de nous donner le plus fort signal d'alarme qu'ils peuvent (en matière d'intégration)", écrit Trevor Phillips. "Réveillez-vous tous".
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MessageSujet: Re: Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?   Dim 6 Nov - 11:53

Que faut-il faire car là celà devient très grave, croyez vous que l'on va en arriver à la guerre civil?
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luc cormier

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MessageSujet: Re: Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?   Dim 6 Nov - 11:54

bernardo a écrit:
La guerre c'est plouc !

Il a raison, moi m^me je ne trouve de meilleur mot


luc
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MessageSujet: Re: Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?   

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Emeutes dans les banlieux Française: Qu'en pensez vous?
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